Architecture et Urbanisme & Landscape
 
 


 


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urbanisme & la ville

      

urbanisme & la ville

   mouna85 13 2009, 23:23

Urbanisme
1 PRÉSENTATION
urbanisme, discipline de la gographie et de larchitecture dont lobjet est lamnagement et lorganisation des villes et de leurs environs.
Le terme urbanisme est une cration rcente : il est apparu dans la langue franaise au cours des annes 1910 pour dsigner un champ daction pluridisciplinaire nouveau, n des exigences spcifiques de la socit industrielle. Dveloppant une pense et une mthode de penser sur la ville, lurbanisme se prsente comme la science de lorganisation spatiale et comporte une double face thorique et applique. Cest lart damnager et dorganiser les agglomrations urbaines et, de faon plus prcise, lart de disposer lespace urbain ou rural (btiments dhabitation, de travail, de loisirs, rseaux de circulation et dchanges) pour obtenir son meilleur fonctionnement et amliorer les rapports sociaux. Cette discipline sest progressivement impose dans le monde entier. Lurbanisme comprend lensemble des rgles relatives lintervention des personnes publiques dans lutilisation des sols et lorganisation de lespace. Il dfinit la disposition matrielle des structures urbaines en fonction des critres de larchitecture et de la construction. Vers le milieu du XXe sicle, lurbanisme sest largi pour faire place une rflexion sur lenvironnement conomique et social des socits. Il sest dvelopp selon deux grands courants issus des utopies du XIXe sicle : lurbanisme progressiste, dont les valeurs sont le progrs social et technique, lefficacit et lhygine, labore un modle despace class, standardis et clat ; lurbanisme culturaliste, dont les valeurs sont, loppos, la richesse des relations humaines et la permanence des traditions culturelles, labore un modle spatial circonscrit, clos et diffrenci. Les lments caractristiques de lurbanisme moderne sont les plans gnraux durbanisme, qui rsument les objectifs et les limites de lamnagement des sols ; les contrles du zonage et des subdivisions, qui spcifient lutilisation autorise des sols, les densits, les conditions requises pour les rues, les services publics et les autres amnagements ; les plans de la circulation et des transports en commun, les stratgies de revitalisation conomique des zones urbaines et rurales en crise ; les stratgies de soutien des groupes sociaux dfavoriss et les principes de protection de lenvironnement et de prservation des ressources rares.
En tant que tissu de lorganisation humaine, la ville est aujourdhui un systme complexe. À un premier niveau, lurbanisme concerne lamnagement des quartiers selon des critres esthtiques et fonctionnels et la cration des services publics indispensables. À un second niveau, il concerne le milieu socioculturel, lducation, le travail et les aspirations des rsidents, le fonctionnement gnral du systme conomique auquel ils appartiennent, la position quils occupent dans ce systme et leur capacit prendre ou influencer les dcisions politiques qui affectent leur vie quotidienne.
2 HISTOIRE DE LURBANISME
Les fouilles archologiques ont rvl des traces durbanisme intentionnel dans les cits anciennes : disposition de lhabitat en structures rectangulaires rgulires et emplacement bien en vue des btiments publics et religieux en bordure des rues principales.

2.1 Le prurbanisme en Grce et Rome
Limportance de la planification sintensifia durant les poques grecque et romaine. Larchitecte grec Hippodamos de Milet conut les plans dimportantes villes grecques, comme Prine et Le Pire (chiquiers orthogonaux), accentuant la disposition gomtrique des villes. Les citadelles religieuses et administratives taient orientes de faon donner une impression dquilibre esthtique : les acropoles taient bties sur les hauteurs, tandis que les agoras taient dployes dans la plaine, les monuments se dcoupant contre le ciel sans risque de se superposer. Les rues taient disposes en damier et lhabitat intgr aux installations culturelles, commerciales et militaires.
Les Romains accenturent cette organisation rflchie de lespace public : les plans de leurs temples, portiques, gymnases, thermes et forums sont autant dexemples de constructions qui tiennent rigoureusement compte de la symtrie. Leurs cits coloniales, conues comme des camps militaires appels castra , possdaient de grandes avenues et un quadrillage de rues entoures de murs denceinte rectangulaires ou carrs, canalisant ainsi la vision de la ville. Aprs la chute de lEmpire romain, les villes dclinrent en population et en importance. Du Ve au XIVe sicle apr. J.-C., lEurope mdivale disposa ses villes autour des chteaux, des places fortes, des glises et des monastres, dont le trac ne correspondait aucun plan.
2.2 Lurbanisme en Asie
La Chine et les rgions incluses dans sa sphre dinfluence dvelopprent une haute culture urbaine, le gouvernement central chinois utilisant les villes comme une arme administrative. Le style durbanisme fut dtermin par Changan (aujourdhui Xi'an), capitale des dynasties Han et Tang. Ds la fin du VIe sicle, elle tait dispose en damier et entoure par un mur de terre battue dune circonfrence de 36,7 km avec de larges avenues (jusqu 155 m) allant du nord au sud et dest en ouest. Ce plan fut repris pour les villes de nombreux autres pays influencs par la Chine, notamment pour la capitale impriale japonaise Heiankyo (aujourdhui Kyoto), fonde en 794 apr. J.-C. Le dveloppement du commerce et dune conomie montaire en Chine sous la dynastie Song favorisa lessor des cits qui, pour la plupart, sefforcrent de reprendre le mme plan. Dautres pays dAsie orientale (le Tibet, lancien empire Mongol) se sont inspirs du modle chinois tout en le modifiant afin de corriger sa trop grande rigidit.
2.3 La ville mdivale
Le bas Moyen Âge, qui vit lessor de nombreuses villes, se traduisit par une oblitration des volumes purs. Les maisons taient soudes entre elles et les monuments perdirent leur autonomie pour senraciner dans le tissu urbain. À un langage essentiellement temporel dans les dispositions urbaines (la ville est le fait du prince) correspondait une architecture antispatiale. Les villes se dvelopprent la faon dun palimpseste ; elles procdaient en effet dune accumulation sdimentaire, se reconstruisant en permanence sur elles-mmes la suite des guerres qui les ravageaient priodiquement. La ville mdivale, limite par ses fortifications, progressait selon un modle concentrique, ajoutant la premire enceinte, historique, une deuxime enceinte de dfense militaire qui distinguait clairement lespace ville de lespace rural. Trs dense, close et souvent chaotique, elle oprait galement une confusion totale entre le travail et le logement, ignorant les voies de transport.
2.5 Lurbanisme du Nouveau Monde
Ces thmes de lurbanisme de la Renaissance et de la mise en perspective de la ville ont t transposs dans le Nouveau Monde, dans les cits coloniales anglaises et espagnoles fondes aux XVIe et XVIIe sicles, entre autres Savannah dans lÉtat de Gorgie, Williamsburg en Virginie ou Mexico au Mexique et Lima au Prou. Disposant de larges espaces vierges pour y implanter des structures urbaines, les btisseurs des villes amricaines ont pu progressivement exprimenter une ville moderne rompant avec le dveloppement concentrique et effaant les dfauts de la ville mdivale (croissance impossible en raison des enceintes, problmes de transport et de reprage dans la ville, etc.). Les plans en damier (New York, Chicago, etc.) se dmarquaient de la ville historique leuropenne mais craient paralllement de nouveaux problmes comme la monotonie des rues et lhtrognit des volumes et des constructions. Lurbanisme de la premire priode des États-Unis refltait une prdilection pour les btiments publics et les rues de grande dimension : la conception du district de Columbia par larchitecte franco-amricain Pierre Charles LEnfant en 1791 en fut un exemple clbre. Son plan prvoyait un rseau de larges avenues convergeant vers dimportants parcs, alles et autres espaces libres et sur des structures publiques comme le Capitole et la Maison-Blanche.
Ds la fin du XVIIIe sicle, les problmes sociaux, conomiques et politiques qui surgissaient dans une socit en pleine transformation favorisrent la naissance dune rflexion critique et suscitrent une vague de projets grande chelle. Les phalanstres de Fourier (petites villes miniatures), le familistre construit par lindustriel Godin prs de son usine Guise (1859-1870) ou encore le concept de ville idale de Claude Nicolas Ledoux rompaient avec la ville ancienne, sefforant de regrouper le travail et lhabitat et de dvelopper les voies de circulation.
2.6 Aprs la Seconde Guerre mondiale
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les grands travaux de reconstruction des villes et lurgence du logement entranrent une application massive des principes de la charte dAthnes. Ils inspirrent dabord la rnovation des quartiers et des centres urbains anciens, cest--dire leur dmolition au nom de lhygine et de la modernisation et leur reconstruction selon les normes nouvelles. Ce type de rnovation dbuta dabord aux États-Unis sous linfluence des anciens protagonistes du Bauhaus et gagna progressivement lEurope. Elle a permis en rgion parisienne plus de cent oprations couvrant prs de 600 hectares ( Paris les secteurs du Front de Seine, des Halles-Beaubourg et de la place dItalie). Les villes orientales ne furent pas pargnes par cette chirurgie radicale, comme en tmoignent certaines oprations au Maroc et au Moyen-Orient. Lurbanisme progressiste inspira galement (et inspire toujours) lamnagement des priphries urbaines, quil sagisse de quartiers nouveaux (Stockholm, Amsterdam, etc.) ou surtout de grands ensembles : tours et barres de logements identiques sur tous les continents, dans lesquelles la rue a disparu (la cit des Quatre Mille de Le Corbusier La Courneuve, Sarcelles, etc.). Le mouvement progressiste fut galement lorigine de la cration ex nihilo de villes comme Brasilia au Brsil (Oscar Niemeyer) ou Chandigarh en Inde (Le Corbusier), mais ne put mettre en uvre de colossaux projets utopiques (les cits lacustres de Kenzo Tange, les villes entonnoirs de Walter Jonas, etc.).
Seule la Grande-Bretagne resta relativement fidle au modle culturaliste de Howard dont les villes nouvelles, rsultant du New Town Act (1946), portent la marque. Bties autour dun noyau central, elles intgraient des activits diversifies, se distinguant du modle progressiste par leur refus dun fonctionnalisme systmatique. En raison de cette politique volontariste, de nombreux ensembles dhabitations de ce type furent rigs dans les banlieues de Londres mais aussi en France, o la construction de neuf villes nouvelles (Melun-Senart, Saint-Quentin-en-Yvelines, etc.) fut lance loccasion de la publication du Schma directeur damnagement et durbanisme de la rgion parisienne (1965).
2.7 Lurbanisme moderne
Aprs une phase deuphorie, le triomphe de lurbanisme progressiste suscita une critique croissante sur ses ralisations et sa dmarche partir des annes 1960. Les effets sociaux provoqus par le gigantisme et la pauvret formelle et smantique de ces innombrables cits-dortoirs et dserts de bton dune part et le scientisme quelque peu dogmatique de ses thoriciens, dautre part, amenrent une remise en cause de sa suprmatie. Paralllement, on prit conscience que, dans la nouvelle ville , lurbanisme dpassait la simple dimension matrielle et quil englobait galement les questions sociales, conomiques et politiques. Ces questions taient trop importantes pour laisser tout pouvoir aux urbanistes et leurs rves de cits radieuses. Cest ainsi quun mouvement postmoderne vit le jour, caractris par son hostilit au mouvement moderne et par une plus grande modestie et un plus grand ralisme en matire durbanisme.
2.8 La ville de lge III
Selon le terme de larchitecte et urbaniste franais Christian de Portzamparc, laurat du prix Pritzker 1994, nous serions aujourdhui au troisime stade de la ville : aprs la ville mdivale et la ville moderne, la ville de lge III oprerait en quelque sorte un retour une structure urbaine plus traditionnelle tout en intgrant les acquis du mouvement moderne (la lumire, lespace, les rseaux de circulation, etc.). Avec la ville contemporaine, qui sest affranchie des limites de la vieille ville mdivale, les mgalopoles sont devenues infinies et ont donc dautant plus besoin de repres, loppos des blocs et des objets urbains isols de la ville moderne, trame et sans continuit. Lhistoire de lurbanisme a ainsi montr que les fonctions de la ville taient en interactivit permanente, tmoignant de lhtrognit absolue du tissu urbain. Alors que les progressistes cherchaient systmatiquement exprimer la fonction du btiment (une usine doit ressembler une usine), les postmodernes (Antonio Rossi, Portzamparc, etc.) cherchent faire ressortir lhybridit de la ville et refusent les formes figes. Paralllement la vogue du patrimoine qui a fini par englober le tissu urbain ancien (loi Malraux sur les secteurs sauvegards en 1962, charte dAmsterdam en 1975), les urbanistes disposent aujourdhui de moyens accrus pour recycler, transformer et restituer les ensembles anciens dans le processus durbanisation. Les villes, qui sont des formes complexes ou imparfaites, deviennent ainsi des villes flexibles, plus soucieuses de cohsion formelle que fonctionnelle. Pour autant, il ne faut pas supprimer les diffrences entre les territoires, ni trop coudre les espaces urbains les uns aux autres pour tout homogniser. La banlieue ne doit pas tre comme le centre, sans quoi les sens humains, qui lisent le dedans et le dehors dune ville, peuvent se perdre. Il convient de crer des sous-villes, offrant ainsi des chelles dappropriation plus petites aux mgapoles.
Le quartier Massena, dans lEst parisien, se veut une illustration de ces thories, un quartier-laboratoire de la ville de lge III : loppos des lots ferms haussmanniens, il est compos dune succession dlots ouverts, avec des fentes pour permettre le passage de la lumire. En mme temps, lalignement sur rue est respect, tout comme une certaine homognit des constructions qui donne sa cohrence lensemble. La ville de reconversion, de modification et de transformation du contexte se substitue ainsi la ville moderne de la rupture
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La planification urbaine
La planification urbaine est la mthode de prvision et dorganisation qui permet aux autorits publiques dorienter et de matriser le dveloppement urbain par llaboration et la mise en uvre de documents durbanisme. Elle sexprime par les plans doccupation des sols (POS) et les anciens SDAU, appels aujourdhui schmas directeurs (SD). Les POS sont des documents qui dterminent avec prcision laffectation des sols et les rgles de leur utilisation ; les SD dfinissent quant eux les rgles gnrales du dveloppement urbain lchelle dune ou de plusieurs agglomrations. Le maillage de la planification urbaine sinsre dans celui de la planification gnrale de lespace et rejoint de ce fait les proccupations damnagement du territoire. Le rgime du permis de construire est aujourdhui troitement li aux prescriptions du POS.
Les schmas directeurs sont des documents prvisionnels qui fixent les orientations fondamentales de lorganisation des territoires intresss en tenant compte en principe des besoins de lextension urbaine, de lexercice des activits agricoles, industrielles et tertiaires et de la prservation des sites et des paysages. Documents dorientation et non de prescription, les SD prcisent la destination des sols, le trac des grands quipements dinfrastructure et la localisation des services. En vertu de la loi de dcentralisation de 1983, la procdure dlaboration des SD est trs largement du ressort des communes. Ces schmas ont peu peu t abandonns, puisque seulement dix-huit SD ont t approuvs depuis 1983 leur difficult principale provenant du fait quils supposent une concertation au niveau intercommunal. Le SDRIF, schma directeur de la rgion Île-de-France labor entre 1990 et 1994, a permis aux collectivits locales dimposer leurs vues en matire damnagement du territoire lÉtat. Au lieu de sinscrire dans des frontires administratives, les communes ont opt pour un espace gologique, celui du Bassin parisien, repoussant ainsi les frontires du dveloppement 150 ou 200 km de la capitale.
Le POS dtermine les rgles gnrales de lutilisation et de la destination des sols dans un primtre qui est gnralement celui de la commune. Le POS se compose dun document graphique et dun rglement. Il comporte un zonage et des prescriptions durbanisme, tablissant pour chaque zone un coefficient doccupation des sols (COS). Il dtermine au minimum laffectation des sols et la nature des activits qui peuvent y tre exerces, prescrit le droit dimplantation des constructions, leur destination et leur nature (un permis de construire doit imprativement respecter le POS). Le POS doit se fonder sur les donnes existantes pour prvoir, programmer et matriser lurbanisation et lquipement de la commune moyen terme. Le conseil municipal prend la dcision dlaborer un POS ; les administrs ont alors la possibilit de le consulter et de le contester le cas chant. Susceptible dvoluer, le POS peut par consquent tre rvis. Il constitue un document de planification urbaine essentiel, plac entre les mains des lus locaux qui peuvent ainsi grer et matriser la croissance de lamnagement urbain. Dans certains lieux, lutilisation de certains sols est rglement par la loi, qui spcifie les restrictions gnrales concernant la hauteur, le volume et lusage des btiments. Dautres rglements contiennent les normes gnrales, beaucoup plus souples, concernant les usages multiples ou larchitecture dun btiment. Les rgles de la construction et du logement portent sur la qualit et la scurit de la construction de nouveaux btiments ainsi que sur leur entretien ultrieur. Dans la plupart des cas, les rgles spcifient les matriaux devant tre utiliss, leur qualit minimale et les lments de construction ncessaires une structure approprie loccupation humaine.
4 Une explosion urbaine
Dans les cinquante prochaines annes en effet, les urbanistes seront confronts au dfi dune croissance urbaine qui va sintensifier et dont le centre de gravit se dplacera en Asie et dans le tiers-monde. En 2005, plus de la moiti de la population mondiale sera concentre dans les villes et 60 p. 100 en 2025, perspective vertigineuse puisque la terre ne comptait que 10 p. 100 de citadins au dbut du XXe sicle. Alors que Londres a mis cent trente ans pour passer de 1 8 millions dhabitants, Lagos au Nigeria, qui nen avait que 290 000 en 1950, en comptera 24,4 millions en 2015. Sur les 33 mgapoles annonces par lONU pour 2015, 27 seront situes dans les pays les moins dvelopps, dont 19 en Asie. Tokyo (28,7 millions dhabitants en 2015) sera la seule ville riche continuer de figurer sur la liste des dix plus grandes villes du monde. Paris, classe au 4e rang des villes les plus peuples en 1950, sera relgue en 29e position en 2015. Bombay (Inde), Shanghai (Chine), Jakarta (Indonsie), São Paulo (Brsil) et Karachi (Pakistan) dpasseront toutes les 20 millions dhabitants. Devant de tels bouleversements, les avis des experts sont partags entre ceux qui croient aux mgavilles comme facteur dmancipation de lhumanit et ceux, plus sceptiques, qui considrent que la poursuite de ce processus mnera une implosion urbaine.
4.1 Habitat II
Pour rendre les villes plus viables et plus respirables et pour dbattre de ces questions, prs de 9 000 spcialistes (urbanistes, maires de grandes villes, architectes, etc.) se sont runis de mai juin 1996 Istanbul, en Turquie, pour un sommet de lONU consacr aux dfis du dveloppement urbain. Vingt ans aprs Habitat I, organis Vancouver (Canada) en 1976, qui avait prconis des politiques centralises et focalises sur le logement peu suivies deffets, le sommet dIstanbul a marqu une rorientation de la politique onusienne dans ce domaine. Longtemps en effet, lide largement dominante dans les organisations internationales tait que le salut du tiers-monde passait par le dveloppement rural et lagriculture. Cependant, devant la croissance urbaine continue et lacclration de la tertiarisation des conomies nationales, les enjeux urbains (3 p. 100 seulement des budgets de laide internationale vont aux villes) sont devenus lune des grandes priorits du IIIe millnaire. La confrence, dont lambition finale tait la mise en uvre dun plan mondial de dveloppement urbain pour les cinquante prochaines annes, a insist sur le droit de tous au logement, limportance des femmes dans laccs la ville et la ncessit dintensifier laction urbaine comme moteur du dveloppement, particulirement dans les domaines des infrastructures de transport et de la lutte contre la pollution. Une ambition qui, dune part, ouvre la porte de nouveaux modes de fonctionnement dmocratique (dcentralisation, revalorisation des pouvoirs locaux avec un rle accru donn aux lus locaux et aux associations dhabitants) et, dautre part, encourage une participation plus active du secteur priv industriel (BTP notamment) dans les projets de dveloppement en coopration avec les collectivits locales, pour rpondre aux besoins dquipements des nouvelles mgalopoles.
Entre deux mythes, celui de Babylone, mre de tous les vices et lutopie de la Jrusalem cleste, les urbanistes vont devoir trouver de nouvelles solutions. Lurbanisme a chang dchelle : intervenant un niveau plus gnral, il sest rapproch de lamnagement du territoire et doit prendre en compte des phnomnes jouant lchelle rgionale, nationale ou mme plantaire. Amnager des lots entre deux ruelles, concevoir des liens de communication entre deux espaces urbains ou encore rinventer des villages, comme au Brsil. Reparcourir en quelques annes le cycle plurisculaire de linvention urbaine, afin, comme le disait Georges Perec dans Espces despaces (1974), quil ny ait rien dinhumain dans une ville, sinon notre propre humanit .
ville
1 PRÉSENTATION
ville, groupement de population et de constructions dont la vie sarticule autour dune mme organisation conomique et socioculturelle.
Au-del de cette dfinition structurelle par essence volutive (voir histoire des villes) et fonction de spcificits nationales et rgionales , la notion de ville, riche et complexe, possde plusieurs dimensions dans le domaine des sciences environnementales et sociales et recoupe dautres notions comme cit, commune, agglomration, mtropole. Du point de vue statistique, la ville compte thoriquement un effectif de population minimum (2 000 habitants en France, 5 000 ou 10 000 dans dautres pays), regroup dans un espace limit, les maisons ne devant pas tre distantes de plus de 100 m. Juridiquement, la ville est constitue en commune (plus petite division administrative de la France, qui en comptait 36 679 lors du recensement de 1999), administre par un maire et un conseil municipal, ou en agglomration (entit comprenant la ville et sa banlieue).
2 LORGANISATION URBAINE
La gographie des villes sattache caractriser la situation des villes, petite chelle dans leur rgion, ou le pays et grande chelle pour leur site. La ville est ne et sest dveloppe partir dun lieu qui avait des qualits propres (gu, pont, confluent, point lev de dfense, baie, rade, le). Lanalyse gographique porte galement sur lorganisation spatiale de la ville, en particulier son plan (plan en damier des villes dAmrique, plan irrgulier des villes traditionnelles, plan original de villes architecturales comme Washington, dessin par Pierre Charles LEnfant ou Brasilia, dessin par Lúcio Costa et Oscar Niemeyer.
Dans les villes les plus importantes, on distingue un centre-ville o loccupation est serre et la fonction centrale trs dveloppe (central business district des villes nord-amricaines) et des quartiers extrieurs, qui sont rsidentiels, industriels ou de bureaux. La voirie hrite dpoques anciennes (rues troites et non rectilignes) y est souvent trs mal adapte la circulation moderne, au stationnement des automobiles et des poids lourds, la livraison des marchandises. La croissance dmographique de la ville prsente galement des contraintes (saturation des carrefours, entassement des logements ) qui oblige les responsables de la gestion urbaine ramnager la ville (cration de nouveaux services de transports publics, restriction des circulations), voire concevoir de nouvelles villes. Les vritables villes nouvelles, assez rares, sont cres, soit pour viter une urbanisation priphrique excessive (diffusion non contrle de banlieues) comme en France et en Grande-Bretagne, soit pour manifester une dcision politique (Belmopan, capitale du Belize, New Delhi, fonde pour se diffrencier de la vieille ville

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Habitat et urbanisme

   larousse 03 2009, 02:34

L'APPLICATION des principes de l'organisation scientifique du travail l'amnagement des cits est un problme d'co nomie moderne qui a t trs peu tudi et, surtout, vulgaris dans le grand public. Les ingnieurs et les constructeurs se sont attachs rationaliser les ateliers, les bureaux, les chantiers, les moyens de transport. Les entrepreneurs ont commenc appliquer dans l'industrie mme du btiment les principes de normalisation, mais on a trs peu song, jusqu'ici, organiser scientifiquement l'ensemble des constructions, de l'administration et des services communs des grandes cits.

Certes, on parle bien d'urbanisme, mais la plupart des gens considrent que cela regarde uniquement les architectes parce qu'on ne voit, a priori, dans l'amnagement de la cit, que la partie " construction ".

Ceci est, notre avis, une erreur fondamentale. La cit est un centre qui contribue la production, la circulation et la consommation des biens communs de ses habitants. Tout doit donc concourir au bien-tre de l'habitant, tant du point de vue matriel que du point de vue spirituel.

La rationalisation d'une ville s'tend, par consquent, de l'organisation du travail, l'organisation des loisirs. Elle embrasse la fois la circulation, l'administration, la rglementation du " zoning " et aussi l'efficience du logement, des multiples rseaux, services et institutions communautaires, en se fixant comme buts : la sant, le bonheur et le progrs des citadins.

1) COMMENT ORGANISER LA CITE SUR CES PRINCIPES ?

A l'heure actuelle, dans la plupart des pays " vieux " ou " neufs ", l'dification et l'agrandissement des cits relvent presque toujours de trois oprations lmentaires : voierie, lotissement, maonnerie. Pour le reste, on s'en remet l'initiative prive, c'est--dire la mise en comptition des intrts particuliers. Il est vident que cet empirisme est aussi loin de l'urbanisme rationnel que la diligence de l'avion moderne. Comment s'tonner alors des calamits engendres par les villes tentaculaires (congestion des immeubles, circulation pnible et meurtrire, malthusianisme, prostitution, surmenage, contagion des maladies, etc...)

Mais quelle peut tre la base solide, scientifique, efficiente de l'organisation des cits ? C'est. assurment, le mtabolisme, c'est--dire l'ensemble des procds et des mthodes qui contribuent l'quilibre parfait de l'organisme humain.

L'homme, en effet, a besoin, pour travailler et pour vivre, de se nourrir, de respirer, d'tre clair, de possder une temprature constante, etc... D'o le besoin ancestral de se procurer un abri, un logement familial, une maison. D'o aussi la ncessit de disposer domicile des commodits telles que : eau courante chaude et froide, lumire artificielle, ventilation:, chateage,', etc... D'o, enfin, le dsir de voir, dans la cit, la disparition de l'air microbien, des fumes toxiques, des eaux pollues, des endroits obscurs, des dpts d'immondices, des comestibles avaris ou falsifis, des dangers physiques et moraux, des laideurs sociales, etc...


Ce qui revient dire que si l'homme moderne peut dj disposer de tous les conforts, de toutes les satisfactions matrielles et spirituelles dans une maison organise rationnellement, il n'a rien fait vers la perfection si la ville qu'il habite ne vise pas atteindre aux mmes buts.

2) L'URBANISME RATIONNEL DOIT-IL ENCOURAGER LE SYSTEME DES CITES- JARDINS ?

Deux tendances se manifestent dans l'urbanisme. L'une prtend que la vie disperse est la seule logique, l'autre assure que la vie agglomre peut seule rpondre aux postulats que nous avons poss. En d'autres termes, les tenants de la " cit- jardin " s'opposent aux partisans de la " cit gratte-ciel ". Qui a raison ?

La cit-jardin, dont la fascinante formule " chacun sa maison et chaque maison son jardin ", est videmment la solution qui s'adapte le mieux au temprament particulariste du Franais moyen. Cependant, l'usage, on s'est aperu quf- ce n'tait pas la solution idale car, comment expliquer alors l'abandon de ces cits-jardins-types que reprsentaient maints jolis villages ruraux o le " chacun sa maison et chaque maison son jardin " n'tait pas qu'une formule ? C'est que ces cits- jardins ne remplissent pas toujours les promesses des rhteurs idalistes et champtres. Pour s'en convaincre, il suffit d'y vivre quelques mois l'hiver.

Mais il est une objection plus immdiate : c'est leur prix de revient prohibitif ds qu'on veut y prvoir le confort. N'oublions pas que l'eau, le gaz, l'lectricit, la chaleur, le froid, la force, le vide, l'ozone, l'heure, le tlphone, etc..., sont amens par des centrales de production par des canalisations et que ce sont galement des canalisations qui constituent le tout l'gout. Or, ces canalisations sont d'autant plus coteuses installer et entretenir qu'elles sont plus longues, plus loignes des centrales et plus enchevtres.

On peut en dire autant du rseau des voies de communication, des nombreux organes ambulants, de l'administration, des services sociaux (poste, police, assistance mdicale, incendie, etc...) dont le personnel, le matriel et le travail augmentent non seulement en proportion du nombre d'habitants d'une ville, mais galement suivant la situation plus ou moins loigne des habitations. On ne saurait, enfin, passer sous silence la source monstrueuse de conflits gostes que suscite la cit-jardin avec ses milliers de petits propritaires qui, le jour o ils sont installs derrire la barrire de leur enclos, ne songent plus qu' revendiquer des secours de l'Etat ou de la philanthropie.

3) LA RATIONALISATION DES VILLES EST FACILITEE PAR LA CONSTRUCTION DES HABITATIONS COLLECTIVES

Tous les grands architectes franais contemporains : Auguste Perret, Le Corbusier, Henri Sauvage, etc..., comme les urbanistes modernes : Prost, Jacques Greber, Henry Descamps, etc., ont dmontr que seul le principe de la construction des habitations collectives peut permettre d'entreprendre la rationalisation des villes et l'amnagement de la circulation automobile urbaine.

D'autre part, l'tude du mtabolisme organique nous montre que, dans les changes incessants de l'tre vivant avec la nature bante, l'homme forme une partie d'un cycle de rotation des lments naturels dont l'autre partie est forme par le monde vgtal (bois et cultures), l'air et la terre servant de transition pour refermer ce cycle.

Schmatiquement, on peut donc se reprsenter l'homme et le vgtal ou la communaut des hommes (cits) et la communaut des vgtaux (cultures, forts) comme deux usines complmentaires, l'une fournissant les matriaux l'autre en utilisant, rciproquement, les dchets. Ce qui revient dire que priver une ville du voisinage immdiat du monde vgtal quivaut priver une usine de son carburant et de ses matires premires.

De plus, en dehors de ce ct vital du monde vgtal dans notre mtabolisme matriel, il faut considrer galement le rle des cultures et des forts comme rgulateurs de la temprature et des phnomnes mtorologiques (pluies, vents, etc.), ce qui fait contribuer considrablement - et gratuitement - ces forts au maintien de la constance de la temprature et de l'ambiance indispensables notre fragile moteur humain.

Tout ceci, joint l'inhumanit des affairistes qui, dans nos cits, ont remplac les arbres par des pierres, et l'insouciance des municipalits qui se sont contentes de prvoir des squares de bitume ayant pour tous ombrages le buste de Tartempion, suffit justifier l'engouement des partisans de la cit-jardin et notre rpulsion quasi instinctive contre le logis collectif, la maison-caserne et surtout le gratte-ciel.

Si donc la logique de la rationalisation nous conduit adopter le logement collectif comme le type de l'habitation moderne, ce ne saurait tre qu' la condition exclusive de l'riger auprs des jardins et des forts dans un site baign de soleil, au milieu d'un rseau de voies dgages, l'chelle des habitations.

Mais, direz-vous, de tels amnagements sont-ils rentables ? Pourquoi pas. Songez, en effet, aux dpenses qu'ont occasionnes aux villes, figes dans leur corset de pierre, les amnagements modernes. Depuis moins d'un sicle, on a d ventrer les cits pour y placer successivement : l'eau potable, le gaz, l'lectricit, le tramway vapeur, le tramway lectrique, le trolleybus, le tlphone, le tlgraphe, le tout l'gout. On ventrera bientt nouveau les mmes cits pour y installer : le mtro, la circulation " sens unique ", les abris contre les bombardements, le chauffage urbain, la distribution domicile des frigories, du vide, de l'ozone, etc...

Comptez les dpenses en nergie et en argent que reprsentent ces ventrements successifs, ajoutez-y celles reprsentes par les expropriations pour l'alignement des voies publiques, pour la dmolition des lots insalubres, pour la confection des squares aux arbres de zinc et l'rection des monuments en simili, et vous arriverez un total qui n'aura aucun terme de comparaison avec celui que reprsenterait la construction de la cit rationnelle.

4) L'URBANISME ET LE PROGRES SOCIAL

Nous avons pos comme postulat, l'amlioration du " capital humain ". Or, il n'y a que deux moyens d'accrotre la valeur de ce capital : augmenter le standing, diminuer la mortalit.

Le facteur " standing " est en fonction directe avec la fin de la crise des logements, la disparition des petits appartements insalubres, la facilit du travail mnager.

Quant la baisse de la " mortalit ", c'est affaire de constructions et d'institutions sociales dont la primaut revient aux " centres prventifs " pour les maladies en gnral.

Et qu'est-ce que cela signifie au point de vue urbanisme : la multiplication dans tous les quartiers de nombreux services sociaux, non pas une heure ou une demi-heure de course, mais cinq minutes de trajet. La prdominance des appartements avec " chambres d'enfants ". Le voisinage de jardins d'enfants, de parcs de sports, de piscines. La dcentralisation des marchs et commerces mnagers.

C'est aussi la disparition de la domesticit et de l'abrutissement de la mre de famille par la simplification du travail mnager.
C'est la cessation de l'empirisme en matire de slection, d'orientation et d'ducation professionnelles grce aux installations " ad hoc ".

C'est la solution apporte au problme de la circulation le jour prochain o l'on comptera une automobile par quatre habitants (ne criez pas l'utopie, la ville de Dtroit, aux Etats-Unis, compte une auto pour trois habitants).
C'est, enfin, l'volution de la notion de la proprit, car le progrs, en perptuel mouvement ascendant, deviendra trs gnant et mme nuisible, si on n'accepte pas l'ide matresse que la ville est la proprit commune de tous les citadins. Cela veut dire que la spculation sur l'automatique plus-value du terrain urbain doit disparatre car, ainsi que l'a dmontr depuis fort longtemps l'conomiste Ricardo, ce terrain n'est que le support matriel du travail collectif dont chaque citadin accrot la valeur par le seul fait d'y venir rsider, produire et consommer.

5) CONCLUSIONS

On voit, par ce court, trop court expos, que l'organisation et l'urbanisme marchent de pair. Mais est-il possible de faire admettre un tel programme ? Laissons donc, pour conclure, parler M. Jacques Greber, prsident de la Socit franaise des Urbanistes, professeur l'Institut d'urbanisme de l'Universit de Paris :

" On continue confondre les urbanistes et les utopistes et leur prfrer les techniciens spcialiss qui ont l'avantage d'envisager leurs problmes particuliers sous un angle limit et de ne proposer que des travaux facilement excutables. Mais on s'aperoit vite que, limit cette conception fragmentaire, l'urbanisme ressemble un mcanisme complexe dont toutes les pices, parfaitement usines, restent parpilles sur le sol, sans aucune chance d'tre jamais assembles. Ce qui se passe mme dans la ralit est plus grave encore : les pices sont montes en dsordre et on s'tonne que la machine ne marche pas. "


Illustrations, textes extraits de "bulletin municipal de la ville d'Alger", aot 1953, n8 - collection B.Venis[left][center
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larousse


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: 02/12/2009

    

: urbanisme & la ville

   vallendra 28 2010, 02:40

merciii bcppp mounaaaa baraka allaho fiki

vallendra


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: 15/10/2010

    

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   asma ba 02 2011, 23:32

merci mona c'est magnifique

asma ba


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   sahli amira 24 2011, 06:20

sm5

sahli amira


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